LE JOUR ET LA NUIT... (Ré)jouissances et résistances de Laurent Morancé... Carnets & Chroniques d'un auteur (presque) anonyme, esthète, épicurien et libertin, amoureux des arts et de la littérature, en guerre contre le Système...

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Nuit ?

Par Laurent Morancé :: lundi 29 janvier 2007 à 22:30 :: 17 - Janvier 2007

Vladimir Nabokov (1899-1977) à Montreux...

 

 

Ciel céruléen, soleil blanc, froid.

 

Hier soir, avant de me coucher, ou plutôt avant de trouver le sommeil, une fois encore ce cher Nabokov (Le Don, "ancêtre" de Lolita) :

 

" À l'aube il reposa son livre  d'un geste somnolent, comme un poisson mort replie ses nageoires puis, soudain, il se mit à se faire des reproches : pourquoi, demanda-t-il, as-tu succombé à l'ennui du désespoir, pourquoi n'as-tu pas essayé d'engager une véritable conversation et de te lier avec cette tricoteuse, cette femme chocolat, cette gouvernante ? Et il imagina un gentleman jovial (dont les organes internes ne ressemblaient aux siens que pendant cet instant) qui pourrait ainsi trouver le moyen - grâce, justement, à cette jovialité - de " te recueillir sur ses genoux toi-vilaine-petite-coquine ". il savait qu'il n'était pas très sociable mais il savait aussi qu'il était débrouillard, obstiné, et capable de s'insinuer dans les bonnes grâces d'autrui ; à plus d'une reprise, dans d'autres domaines de son existence, il avait dû improviser une attitude ou bien s'appliquer avec ténacité, sans être découragé par l'idée que, dans le meilleur des cas, sa cible n'était reliée qu'indirectement à un objectif plus lointain."

 

Que ces choses-là sont bien écrites...

 

Puis je m'endormis avec elle, à peine entrevue...

 

Au matin je me réveillai... En sueur...

Cette nuit ? Mais quelle nuit ?

Oui, quelle nuit ?

 

 

* Laurent Morancé




Coups de poing...

Par Laurent Morancé :: jeudi 25 janvier 2007 à 22:07 :: 17 - Janvier 2007

 


 


Froid sec et violent qui nous aura claqué le visage, jusqu'à le rendre sans vue, et crispé les mains, jusqu'à les rendre sans vie...

 

Pépite : ces dix conseils aux jeunes écrivains signés Ernest Hemingway...

 

1)   Soyez amoureux.

2)   Crevez-vous à écrire.

3)   Regardez le monde.

4)   Fréquentez les écrivains du "bâtiment".

5)   Ne perdez pas votre temps.

6)   Ecoutez la musique et regardez la peinture.

7)   Lisez sans cesse.

8)   Ne cherchez pas à vous expliquer.

9)   Ecoutez votre bon plaisir.

10) Taisez-vous.

 

 

* Laurent Morancé

 


Casse pipe...

Par Laurent Morancé :: mercredi 24 janvier 2007 à 21:43 :: 17 - Janvier 2007

 

 

Tout à l'heure, juste avant le partage de midi, j'ai pris grand plaisir à surprendre le soleil se refléter sur un fabuleux tapis virginal, tant j'aime la neige lorsqu'elle vire au bleu...

 

Dans moins de deux ans, les présidentielles américaines.

Qui sera le prochain locataire de la Maison-Blanche ? J'espère un démocrate (dans tous les sens du terme).

Peut-être Hillary Clinton ou bien le jeune et talentueux sénateur de l'Illinois, Barack Obama. Attendons.

 

Hier soir, sur Canal Plus, le docu-fiction de Gabriel Range Mort d'un président. Ou l'assassinat de George Bush, en octobre prochain, à Chicago, après qu'il a prononcé un discours.

Le réalisateur dudit film dans les colonnes de Télérama, la semaine dernière :

 

 " [...] il s'agit surtout de parler de la manipulation de l'opinion américaine après le 11 Septembre, et de montrer comment la politique de la peur menée par Bush a été relayée et d'une certaine manière soutenue par l'information télévisée. Mon film est la version extrême d'un contrôle et d'une utilisation des images dont nous pouvons sans cesse mesurer les effets partout. "

 

Admettons...

Et j'admets (avec les réserves d'usage)... 

 

Aujourd'hui, sortie sur les écrans de Bobby, le long-métrage de Emilio Estevez.

L'histoire, en quelques mots : Robert Kennedy, frère et ministre de la justice de feu JFK, candidat démocrate à la magistrature suprême, est abattu le 4 juin 1968, à Los Angeles, dans le hall de l'hôtel Ambassador, juste après un discours (décidément)...

Robert Kennedy alias Bobby, adversaire, entre autres, du racisme et de la guerre du Vietnam, ceci expliquant cela...

Le cinéaste, plutôt que de nous servir une énième enquête à la Oliver Stone, préfère nous proposer une galerie de portraits fictifs, qui en chanteuse, qui en coiffeuse, qui en poule de luxe, autant de personnages qui eussent très bien pu exister et se trouver ce jour-là dans le maudit hôtel...

Casting féminin de rêve : Demi Moore, Sharon Stone... On devine ainsi, de manière subliminale, l'ombre tutélaire de Marilyn qui, comme chacun sait, en connaissait un rayon sur le camarade Bobby... Mais ceci est une autre histoire...

 

Les States et leurs présidents, les States et leurs candidats à la présidence, quand on y pense...

 

Et ce cher Bill, me direz-vous ? Quelle affaire ! Et quel déballage (si j'ose dire) !

Mais pourquoi diable les taches de sperme sur la robe de Monica Lewinsky ont fait couler beaucoup plus d'encre que les taches de sang sur le tailleur de Jacqueline Kennedy ?

Et, par extension, pourquoi l'espèce humaine s'avère mille fois plus douée pour les charniers que pour les partouzes ?

Et ce fameux cigare ?

Et ce fumeux cigare ?

Mais qu'avaient-ils donc dans le cigare la stagiaire et son patron ?

Et comment en jouaient-ils ?

Et d'abord pourquoi jouaient-ils ?

Mais aussi mais surtout pourquoi  avoir interprété cette partition dans le bureau ovale, cet endroit sérieux et sordide entre tous, normalement dévolu à la seule marche démocratique et mécanique de l'Oncle Sam, à l'unique et totalitaire symphonie de l'Amérique ?

Hein ? Je vous le demande  ?

De là à me faire écrire que Monica ferait une grande clintonridienne devant l'Eternel ou à me faire rédiger un article au titre évocateur qui serait Le bureau avale...

Bon, on se calme.

 

Au fond, la seule question qui vaille, je veux dire la seule question qui à l'époque a chauffé le bon peuple, commentateurs et procureur compris, coincés de la cervelle et de la braguette inclus, n'est rien d'autre que celle-ci : quels furent l'art et la technique déployés par Monica pour l'administration d'une privauté buccale à l'homme le plus puissant de la planète ?

En un mot comme en mille, comment Monica a-t-elle sucé Bill ?


Fut-elle et demeure-t-elle proustienne ou célinienne ?

 

Ici, convoquons Yann Moix et son roman Partouz (Grasset, 2004) :

 

" Le léchage par cette sorte d'à-coups ; cette sorte d'acupuncture avec des fléchettes, et même avec des flèches tout court, qu'était la langue de Louis-Ferdinand Céline ; les suceuses céliniennes n'étaient jamais laborieuses  ; elles étaient saccadées ; elles te saccadaient la couille ; elles étaient hachées ; elles surprenaient ta bite. C'était l'orgasme par surprise  ; c'était le plaisir-surprise. Comme dans une pochette surprise. Une sorte de hardiesse ; une énergie d'énergie ; tu recevais comme des décharges électriques. C'était un plaisir quasiment par hématomes - des hématomes de langue, des bleus linguals et linguistiques, puisque nous étions dans la littérature.

Il y avait la suceuse proustienne, les longues promenades mélancoliques dans tes couilles, elle surfait sur ta couille, avec une lenteur spéciale, une gravité très profonde et qui insistait, revenait, ne s'épuisait pratiquement jamais. Une fellation dont on pensait qu'elle durerait toujours, qu'elle ne s'arrêterait jamais plus. Une fellation qui déclenchait un frisson rempli de mémoire, car à chaque seconde ce frisson contenait tous les frissons éprouvés depuis le début de la fellation ; le plaisir qui drainait, transportait, sous forme d'un indescriptible alluvion, sa propre mémoire. "

 

Amen.

 

 

* Laurent Morancé

 


Sans toi(t)...

Par Laurent Morancé :: lundi 22 janvier 2007 à 22:07 :: 17 - Janvier 2007

 

 

 

Froid et pluie, et bientôt neige.

Le Général Hiver s'installe.

 

" Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée...

Chaque nuit, ils sont plus de 2.000 recroquevillés sous le gel, sans pain, plus d’un presque nu. Ecoutez-moi : deux centres de dépannage viennent de se créer, ils regorgent déjà. Il faut en ouvrir partout ; il faut que ce soir même dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe et où on lise : centre fraternel de dépannage. Toi qui souffre, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, on t’aime. La météo vient d’annoncer un mois de gelées terribles. Devant leurs frères mourant de misère, une seule volonté doit exister entre hommes : rendre impossible que cela dure. Chacun de nous doit venir en aide aux sans-abri. Il nous faut pour ce soir et au plus tard pour demain, 5.000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles. Déposez-les vite à l’hotel Rochester, 92 rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage des couche-dehors, ce soir à 23 heures devant la tente de la montagne Sainte-Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l’asphalte ou sur les quais de Paris. Merci. "

 

Appel de l'Abbé Pierre lancé sur les ondes de Radio Luxembourg, le 1er février 1954...

 

Oui, 1954...

Et non pas 2007...

 

 

* Laurent Morancé

 


Du libertinage...

Par Laurent Morancé :: dimanche 14 janvier 2007 à 21:41 :: 17 - Janvier 2007

 

Eyes Wide Shut

Film deStanley Kubrick (1999)

 

 

Un hiver qui n'a toujours pas dévoilé son vrai visage...

Sinon Dame Nature, qui s'en plaindrait ?

 

Sade dans Juliette :

 

" Le libertinage est un égarement des sens qui suppose le brisement total de tous les freins, le plus souverain mépris pour tous les préjugés, le renversement total de tout culte, la plus profonde horreur de toute espèce de morale. "

 

Divin !

 

Ou encore ceci dans une Lettre à Madame de Sade (20 février 1781) :

 

" Oui, je suis libertin, je l'avoue ; j'ai conçu tout ce qu'on peut concevoir dans ce genre-là, mais je n'ai sûrement pas fait tout ce que j'ai conçu et ne le ferai sûrement jamais.  Je suis un libertin, mais je ne suis pas un criminel ni un meurtrier. "

 

Et vlan !

 

Le Système, qui n'en loupe pas une, n'a pas demandé son reste pour s'emparer du libertinage, je veux dire de son concept et de sa réalité tels que définis et vécus aux dix-septième et dix-huitième siècles, l'époque bénie des Casanova (à tout seigneur tout honneur), Furetière, Fougeret de Monbron, Vivant Denon, Cyrano de Bergerac, Crébillon Fils, Gassendi, Bernier...

Le Système, donc, a su faire en la matière ce qu'il sait faire de mieux, à savoir une censure à l'envers...

Comment ?

En extirpant Sade des corridors secrets et des souterrains insoupçonnés de la littérature et de la pensée pour l'exposer sur la place publique, en somme le désaristocratiser et le démocratiser, par exemple en le publiant dans la prestigieuse bibliothèque de la Pléiade, plus sûr moyen de ne jamais le lire... N'est-ce pas ?


Même chose pour le libertinage en tant que tel... Le Système l'a institutionnalisé, comme pour mieux le canaliser et le contrôler...

Comment ?

En le génitalisant, en le pornographiant, en le réduisant à sa seule et simple expression sexuelle, bref en le rendant obligatoire...

De fait, le libertinage n'est plus un art de vivre, une philosophie à part entière, voire un truc qui donne sens (aux sens)...

Ce n'est désormais qu'une pratique hygiénique et touristique dévolue aux seuls baiseurs des fins de semaine ainsi qu'aux juilletistes et aoûtiens en mal de sensations fortes, couples réputés "modernes" et "ouverts", privilégiant la convivialité (comme on dit dans le milieu), mais en vérité pas encore dégagés des obligations militaires...

 

Ici, cette fiction maintes fois repérée (et observée) :

 

" Sous le soleil et les cigales, Monsieur aimera tripoter ostensiblement Madame, Madame au goût d'algue et de sel, sur les plages du Cap d'Agde (vous comprenez, le spleen et le stress parisiens devenus d'adamentins filets d'eau engloutis dans le sable chaud, ça le fait), sans oublier de mater la bavaroise, là, à droite, étendue sur sa serviette, cuisses écartées et corps oint, qui, elle-même, et patati et patata...

Durant leur séjour, ils se rendront au moins une fois dans leur club privé de prédilection ou Madame se découvrira (ou confirmera) talents cachés et autres vertus, et où Monsieur se rincera l'oeil devant un couple de lesbiennes professionnelles tout en sirotant un Malibu orange... "

 

Certes, le libertinage, tel que je le conçois, n'a pas à cracher sur le Cap d'Agde, sur l'Ile du Levant ou encore sur le dernier établissement non conformiste (comme on dit aussi dans le milieu) qui vient d'ouvrir, d'abord parce que l'on ne crache pas dans la soupe (même réchauffée), ensuite parce que je m'y rends régulièrement...


Mais quoi, où est donc passé ce " dérèglement raisonné de tous les sens " (Rimbaud) ?

Par-dessus le bastingage du médiocre navire de notre maussade modernité ?

Le libertinage, une pratique surannée ne figurant plus que dans des ouvrages confidentiels et poussiéreux ?

En un mot comme en mille, le vrai libertinage mis au placard ? Un nouveau cadavre dans le placard ?

Aussi je donne raison à Michel Onfray quand, relayant Sade, il déclare que " le libertinage est une notion qui relève aussi bien du vocabulaire trivial que de la langue philosophique. Le trivial suppose la collection de femmes  : cigarettes, whisky et petites pépées... Au sens philosophique, le libertin, c'est le libertinus qui s'affranchit aussi bien du pouvoir des dieux que de celui des hommes. Le libertin se met au centre de lui-même - et n'exclut pas autrui. "

 

Libertins de tous pays, unissons-nous !

 

 

* Laurent Morancé

 


Les cris vains...

Par Laurent Morancé :: dimanche 07 janvier 2007 à 21:53 :: 17 - Janvier 2007

 


 


Temps gris gris. Truc triste. Un dimanche d'hiver, quoi.

 

Allez, portons et colportons la légende :

l'écrivain est un être exalté, exceptionnel, excité, exclus, exécrable, exemplaire, exhibitionniste, exilé, exquis, extatique ; un être génial l'écrivain, forcément génial, solitaire, forcément solitaire, sublime, forcément sublime, torturé, forcément torturé, visionnaire, forcément visionnaire, un amuseur, un bateleur, un branleur, un bretteur, un buveur, un casseur, un crâneur, un éclaireur, un flambeur, un flâneur, un frimeur, un guetteur, un jouisseur, un passeur, un pasteur, un veilleur, mais aussi un démiurge, un désespéré, une discontinuité, un dissident, une dissonnance, une distortion, un voyant, donc un voyeur, mais encore chasseur de jupons et/ou de pantalons (ou bien moine absolu), sans enfant (sauf enfant(s) naturel(s)), amateur de grands crus et buveur de bourbons (les grands écrivains, dit-on, abhorrent la bière), fumeur de tout ce qui se fume, renifleur de tout ce qui se renifle (régulièrement en rupture de lignes l'écrivain), adorateur des chats, à la marge, à la masse...

 

En possession de la pellicule, direction les clichés :

dans une chambre mansardée, voire dans un studio secret, à la lueur d'une mauvaise lampe, dans les creux et sur les crêtes de ses nuits sans sommeil - forcément insomniaque l'écrivain -, au bord du gouffre, juste avant le grand soir (ou le grand saut), il grave en noir sur la page blanche, il grave au burin les mots nécessaires et suffisants qui détiennent le pouvoir régalien de recréer les choses et les êtres, de refondre leurs histoires, leurs mémoires, leurs trajectoires...

Un corps et un cri nécessaires et suffisants au fond... Toujours au fond l'écrivain...

 

Quoi ?

Vous fréquentez un énergumène avançant qu'écrire s'oppose à souffrir, qu'écrire rime avec jouir, et avouant sans fard ni fierté conspuer le malheur ambiant et la déprime généralisée et, par-dessus le marché (quelle expression !), cultiver son seul bon plaisir ? Paquet-cadeau à la vie claire et limpide ? Bonheur conjugal (et extraconjugal), travailleur à l'eau claire et tout le toutim ? Voyons, voyons, vous faites erreur ! Circulez y'a rien à voir... Et à lire...

 

 

* Laurent Morancé

 


On est dans le cas K...

Par Laurent Morancé :: mercredi 03 janvier 2007 à 21:53 :: 17 - Janvier 2007



 

 

Ciel bleu. Semblant de douceur printanière. Ce soir et cette nuit, pleine lune.

Cette après-midi, en déambulant dans les rues de V, sensation fugace de bonheur intégral.

 

La dernière livraison du Magazine littéraire consacre son dossier à Truman Capote. On salue l'initiative.

En feuilletant le mensuel, je suis tombé sur cette citation extraite de Prières exaucées :

 

" Qu'une chose soit vraie ne veut pas dire qu'elle soit vraissemblable, tant dans la vie que dans l'art. La question est celle-ci : la vérité est-elle une illusion, l'illusion est-elle vérité, ou reviennent-elles essentiellement au même ? Pour ma part, je me fous pas mal de ce qu'on peut dire de moi, du moment que ce n'est pas vrai ! "

 

Rideau.

 

Avant l'entame du troisième millénaire, l'Hydre publicitaire, avatar du Système, se sera complue en injections et en perfusions de litres de K dans nos artères et dans nos veines acheteuses, et jusque dans nos terminaisons nerveuses : K, l'une des dernières nées de Kronenbourg, Ka, la petite voiture de la firme Ford, Calvin Klein, Ikea, Kenzo, Kookaï, Nike, Nikon, Quick, Reebok, clic-clac clic-clac merci Kodak, sans parler des trois K subliminaux figurant sur le plus fameux paquet de blondes américaines...

Au vrai, le bal des K aura débuté à la frontière des sixties et des seventies. Nous passerons sous silence le fromage des gastronomes en culotte courte pour nos attarder sur les aiguilles et les trotteuses... Une Kelton au jour de la communion privée puis, à l'atteinte de la majorité, une Seïko ; désormais le temps qui passe sera débité sur ton compte (à rebours) mon coco...

Dans quelques années, l'Hydre publicitaire, ce monstre englobant et gluant, nous téléguidera certainement vers la lettre M, ou la lettre N...

À voir...

Mais c'est tout vu...

 

 

* Laurent Morancé