LE JOUR ET LA NUIT... (Ré)jouissances et résistances de Laurent Morancé... Carnets & Chroniques d'un auteur (presque) anonyme, esthète, épicurien et libertin, amoureux des arts et de la littérature, en guerre contre le Système...http://lejouretlanuit.zeblog.com/ |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Calendrier
Laurent MorancéBlog créé le le 30/12/06 BlogCatégoriesDerniers commentairesDerniers billets![]()
|
Malaise dans la civilisation...Par Laurent Morancé :: mercredi 28 novembre 2007 à 22:10 :: 07 - Novembre 2007
À l'évidence, beaucoup de personnes, et parmi elles nombre de jeunes, nombre de vieux (de moins jeunes, comme ils disent vulgairement), nombre de jeunes-vieux et nombre de vieux-jeunes végètent... Ils ne voient plus rien, ils ne vont pas bien et ils ne voyagent plus très loin - sauf à rallier quelque virtuel château en Espagne ou à rejoindre quelque illusoire paradis artificiel... Du coup, ces pauvres personnes, livrées à elles-mêmes à défaut d'être délivrées d'elles-mêmes - comprendre de leurs angoisses et de leurs travers, de leurs poisses et de leurs misères -, agressent, blessent, brûlent et détruisent à l'envie, ignorant qu'avant tout elles s'agressent, se blessent, se brûlent et se détruisent... Hélas ! on n'en connait que trop les conséquences, les sombres traces, les stigmates, et le livre noir recèle déjà de multiples chapitres qui congèlent les neurones et qui font froid dans le dos : aboulie, anorexie, boulimie, dépression, insomnie, pratiques addictives, suicide... Jusqu'au langage qui est (re)visité par ce mal-être endémique, puisqu'en effet ne disent-ils pas : on s'éclate au lieu d'on s'amuse, on a cassé au lieu d'on a rompu, je m'arrache au lieu de je m'en vais, j'hallucine au lieu de c'est incroyable, j'y crois pas au lieu de c'est extraordinaire, c'est d'enfer au lieu de c'est inouï... ? Et ne disent-ils pas c'est clair quand plus rien ne l'est ? Vocabulaire du débris, de la déflagration, de l'explosion, de la fragmentation... Vocabulaire apocalyptique... Vocabulaire de guerre ou d'après-guerre pour des gars et des filles littéralement ahuris, sonnés, abrutis, hagards, les yeux révulsés et les oreilles obstruées, K.O. debout sur le ring de leur propre existence, déhydratés sur place, séchés, devenus aveugles aux promesses les plus heureuses et sourds aux paroles les plus harmonieuses, ne se complaisant plus que dans le bruit et la fureur comme pour mieux contredire et contrefaire les bruits et les fureurs de la Mégamachine du fric et de la frime... Absence de repères, dit-on ; d'heureux pères serait plus judicieux... En tout cas, difficultés sans fin et douleurs sans fond pour prendre leurs marques comme pour encaisser les remarques, d'où, probablement (et inconsciemment), leurs incessantes séances de slalom et de surf entre marques sur leur propre corps (piercing, tatouages, scarification dans le pire des cas), accessoirement sur les murs, et fascination plus qu'étrange pour les marques... Tout le monde, un jour ou l'autre, a eu mal au coeur. Dorénavant, il faudra graver au fer rouge sur nos murs de paille cette nouvelle expression : avoir mal au corps. C'est dire si nous pataugeons en pleine " culture de la mort " (Jean-Paul II) ; Dieu merci, sans jeu de mots, la " civilisation de l'amour " (Paul VI) demeure toujours à construire... - Mais alors vous êtes catholique ? - Et comment. - Juif ? - Evidemment. - Musulman ? - Oui, oui et trois fois oui. Mais version Averroès. - Bouddhiste ? - Certes non. - Vous ne vous sentez pas proche du Dalaï Lama ? - Je ne fais pas de politique. - Agnostique ? - C'est ma roue de secours. - Athée ? - C'est mon moteur. - Vous êtes débile. - Plaignez-vous... Mais revenons à nos moutons... On prétend qu'ils vivent dans des quartiers défavorisés mais on se garde bien de rappeler que leurs quartiers sont surtout défavorables... On prétend aussi qu'ils sont communautarisés à mort, parfois jusqu'à la mort, mais, comme par hasard, on tait le fait que ce sont surtout leur système de pensée et leurs modes opératoires qui le sont... Résultat : tous penser la même chose en même temps et tous faire les mêmes combinaisons (et les mêmes combines) en même temps pour tous vivre (ou ne pas vivre) les mêmes trips et les mêmes trucs en même temps ; voilà bien l'improbable tableau, le nouveau tropisme, la triste réalité, calamiteux concours de noyade dans l'étang moderne... Cependant, un progrès considérable : la nuit venue, ils incendient des bagnoles à tour de bras, sans doute à la recherche d'un feu de camp chaleureux et convivial... Il y a plus de soixante ans, c'étaient des femmes et des hommes et des enfants et des vieillards qui cramaient à la chaîne... * Laurent Morancé 2104 JOURS SANS ELLE... Des racines et des ailes...Par Laurent Morancé :: lundi 26 novembre 2007 à 07:29 :: 07 - Novembre 2007
![]() Le Marronnier dit d'Anne Frank (Amsterdam) Photographie A.F.P. Il faut sauver cet arbre plus que symbolique, il faut l'arracher aux griffes du temps qui défile, qui broie tout sur son passage, effroyable rouleau compresseur des jours et des nuits, il le faut... Permettez seulement que j'insiste là-dessus : au lieu d'aller à Amsterdam pour ramener de l'herbe, allez-y plutôt pour sauver des feuilles... Voici : mercredi dernier (21 novembre), la Fondation Anne Frank a cru bon d'estimer que le célèbre marronnier (et pour cause) constituait un réel danger pour la sécurité du musée - le plus visité d'Amsterdam (un million de visiteurs chaque année), bien avant celui consacré au camarade Van Gogh... " Les environs sont menacés par la maladie de l'arbre ", a déclaré Hans Westra, le directeur de la Fondation, au cours d'une conférence de presse. Le marronnier en question, pourri à 72%, situé le long du canal de l'Empereur, se trouve dans le jardin d'une maison ; il est visible à partir de l'Annexe, celle-ci légèrement en retrait, où la famille Frank est restée plombée deux années durant au cours de la Deuxième guerre mondiale, avant dêtre dénoncée, raflée puis déportée (la petite Anne mourra au camp de Bergen Belsen)...
Lors d’un discours en 1968, Otto Frank, le père de la jeune Anne, seul de la famille Frank à être revenu, comme on dit pudiquement, décrivait ce qu’il a ressenti en lisant le Journal de sa fille pour la première fois : « Comment aurai-je pu savoir, quelle signification il avait pour Anne de voir un bout de ciel bleu, d’observer le vol des muettes, et combien elle aimait le marronnier, étant donné qu’elle ne s’intéressait pas trop à la nature. Mais elle en aurait eu besoin quand elle se sentait enfermée. Déjà la pensée lui donnait du courage, mais elle n’a jamais parlé de ces sentiments. »
Craignant que les 27 tonnes de l'arbre ne s'effondrent sur l'Annexe, c'est-à-dire sur le musée, M. Westra a prévenu que si les mesures de stabilisation du marronnier n'étaient pas prises, il demanderait au premier édile de la ville Job d'autoriser son abattage, précisant, au passage, que " la sécurité est ce qu'il y a de plus important pour nous " (quelle phrase, quand on y songe)... Ce qui fut fait. Mais mardi dernier, en référé, le juge en a gelé l'abattage, avant d'appeler les parties en présence à présenter une solution commune au tribunal pour le 1er janvier 2008, la justice devant se prononcer deux semaines plus tard. Défavorable aux câbles d'acier pour consolider l'arbre, le directeur de la Fondation préfère opter pour la plantation, à la place du vieux malade, d'un marronnier génétiquement identique à celui décrit (et aimé) par Anne Frank... Des prélèvements ont d'ores et déjà été réalisés sur l'arbre rendant l'opération possible. Qui verra vivra... ![]() ![]() Photographie et manuscrit d'Anne Frank " J'aimerais ressembler toujours à cette photo. Alors, j'aurais peut-être la chance d'aller à Hollywood. " (10 octobre 1942... Pour l'éternité...) À plusieurs reprises, dans son Journal, Anne s'arrête sur le marronnier lui conférant ainsi un goût d'éternité : 23 février 1944 18 avril 1944 13 mai 1944
* Laurent Morancé Ô Dieu odieux...Par Laurent Morancé :: vendredi 16 novembre 2007 à 23:16 :: 07 - Novembre 2007
Un froid déménageur, un truc de lessiveuse pour abrutir les oreilles autant que pour crever les yeux. Courage ! Et tous aux abris ! Post-it : ne pas négliger de rappeler à la taulière du ministère du Logement et de la Ville que, dans nos contrées, sur la fin de l'automne et au creux de l'hiver, on se les caille sévère...
Ceci :
mon camarade G., qui n'en loupe pas une dans l'art et la technique de la taille des costards, l'autre jour, au sujet des juifs et des musulmans : " Curieux que pour célébrer et prier leur Dieu les uns se découvrent les pieds et les autres se couvrent la tête. "
Mon ami J.-L. - c'était en 1997 -, peu avant de rendre les armes (toute ma vie je conserverai son effroyable calvaire greffé dans ma cervelle et dans mon coeur) : " Mais bon sang y a-t-il une vie avant la mort ? "
L'auteur de ce blog, il y a quelque deux semaines, à son frère cadet : " Sans l'Homme Dieu n'est rien. "
Eh bien, je me dis qu'il y aurait sans doute moyen de compresser ces trois mots d'esprit (!?) dans l'interrogation que voici :
la transcendance est-elle immanente ?
Je vois d'ici le tableau : le sieur Régis Debray en train de plancher sur un nouvel ouvrage à la con, le camarade René Girard rentrer d'urgence au pays, le scout de service Comte-Sponville verser des larmes de crocodile, et ces hideuses folles du régiment, ces minables escrocs du marché de la misère et de la souffrance (Coelho, Salomé...) rentrer dans les ordres et ainsi relancer leur nauséeuse entreprise en toute impunité... Cela fleure bon l'évidence, une évidence de toute éternité, mais il y a fort à parier que Dieu himself se batte complètement les couilles de tout ça, étant entendu que Dieu n'a pas de couilles - me trompé-je ? Si oui, que le Grand Crique me croque, et qu'il en crève...
Que voulez-vous, Dieu n'est vraiment pas un malin (que je sache, c'est le Diable qu'on appelle le Malin), et figurez-vous que parfois j'en suis rendu à me demander s'Il ne serait pas tout simplement l'idiot du village déguisé en bon Samaritain, voire en garde champêtre... Certitude : Dieu ne calcule vraiment rien, Il n'est qu'un stratège de bas étage, dans la mesure ou très mauvaise idée lui a pris de se révéler sous trois noms différents aux pauvres cloches que nous sommes, trois, rien que ça ! Comme si, à l'époque, Il eût du mener une triple vie, ce qui, vous en conviendrez, n'a rien à voir avec le fait de vivre trois vies... S'apprêter sous trois identités, disais-je, mais, comble de malchance pour nous autres les Hommes, dans la même région (quel con !)...
Du coup, on en pâtit encore, on ne cesse d'en baver, d'être broyés, on se tue à la tâche et l'on se tue entre taches... Et tout cela peut conduire jusqu'au délire, la psychiatrie lourde, la peur et la torpeur, quand quelques-uns d'entre nous rampent jusqu'à nous lécher les empeignes ou le cul, se lèvent puis se métamorphosent qui en Créateur universel, qui en Messie cosmoplanétaire (quels cons !)... Là-dessus, mes statistiques transfrontalières, mes sondages d'opinion et mes enquêtes de voisinage sont irréfutables, et intarissables...
Moi, si j'avais été Dieu, à ces moutons et à ses porcs d'humains, je me serais présenté en tant que Yahvé au Groenland (tant pis pour le buisson ardent), que Jésus en Franche-Comté (des montbéliardes dans la crèche) et qu'Allah en pleine Cordillère des Andes ou bien sur une plage d'Ibiza...
Sacré Dieu, va ! T'as d'la chance que T'existes parce que sinon... Allez, viens là cinq minutes si T'as des couilles... Descends si T'es un homme... Rends-nous au moins un culte... Elève-nous des cathédrales ou bien fleuris nos tombes...
Et fous-nous la paix.
* Laurent Morancé
Divan le terrible...Par Laurent Morancé :: jeudi 15 novembre 2007 à 13:49 :: 07 - Novembre 2007
Photographie de Jacques Leinne
Ciel presque azuréen, soleil blanc, faux froid dans l'air...
Entendu l'autre jour, pour la millième fois, cette remarque aussi maussade que médiocre : " Le sexe et l'argent, voilà ce qui mène le monde. " Ce à quoi je rétorquai que, s'agissant de la marche et de la direction du monde, c'est-à-dire, dans sa bouche pincée, des affaires, il ne fallait pas méconnaître le poids et la portée de l'accès à l'eau potable et du contrôle des circuits alimentaires... Sur le coup, je n'ai pas douté d'avoir fait mouche, d'autant, comme chacun sait (ou feint d'ignorer), que nous sommes aussi ce que nous mangeons et buvons... Amen.
Confessions canapé, donc...
- Dites Morancé, on vous dit orgueilleux. - Et comment. - Egalement vaniteux. - Evidemment. - Cependant, non dénué d'un certain humour. - C'est certain. - D'un humour souvent déplacé. - Affaire de concordance des temps. - Quoi ? - Rien. - Tout de même humble, j'espère. - Humble, et fier de l'être... - On dit aussi que vous êtes toujours prompt à défendre la Veuve et l'Orphelin. - Comme vous dites. - Surtout la Veuve. - Je ne vous le fais pas dire. - Les droits de l'Homme en ligne de mire, donc. - Jusque dans mes fibres. - Tous les droits de l'Homme ? - Et de la Femme.
[...]
- Seul ? - À temps partiel. - Occupé ? - À temps partiel. - Préoccupé ? - Disons plutôt occupé de près. - Des amours ? - Histoires de pleines lunes. - Des amis ? - Histoires d'éclipses. - Des passions ? - Sans arrêt. Jusqu'à mes Pâques. - Mise en scène ? - Mise en cène (j'insiste sur la lettre c). - Lacanien ? - Pas vous ? - Ah non alors. - Mais vous êtes là quand ? - C'est moi qui pose les questions, Morancé. - Vous en doutiez ?
[...]
- Libre ? - Yes. - Le bonheur ? - Ici et maintenant. Et toujours à conquérir. Mais pas de panique, j'ai mes plans secrets, je ne manque jamais le plein de munitions, et j'ai mon cheval fou. - La vérité ? - Si je mens. - La beauté ? - " La beauté sera convulsive ou ne sera pas. " (Breton) - Pardon ? - " La beauté sauvera le monde. " (Dostoïevski) - Mais vous délirez ? - " Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée. " (Rimbaud) - Quelle horreur ! - Vous devriez plutôt lorgner du côté de l'horreur économique.
[...]
- De gauche ? - Certes pas. - De droite ? - Encore moins. - Du centre ? - Jusqu'à son extrémité. - Croyant ? - Demandez-Lui (j'insiste sur le L majuscule) - Demandez quoi à qui ? - Rien, rien...
[...]
- Vous aimeriez me revoir ? - À vous de voir.
Ploum ploum tra la la...
* Laurent Morancé
Girondin...Par Laurent Morancé :: mercredi 14 novembre 2007 à 21:15 :: 07 - Novembre 2007
François Mauriac devant le port de Bordeaux (vers 1903) Collection Catherine Cazenave
Bleu-blanc-froid sur Bordeaux. Ainsi je suis un transfuge de l'Est, passé de Lorraine puis de Rhône Alpes en Aquitaine ; au fond, j'aurais toujours ressenti l'ancestral appel du large, à chacun ses sirènes n'est-ce pas... Espèce de diagonale du fou pour gagner en sagesse, c'est-à-dire en espace et en temps, escapades dans les vignes et ouverture sur l'océan, la terre et l'eau - tout est là...
La ville en train de gagner en blondeur et en clarté, en fraîcheur et en témérité, en largeur et en félicité... Monsieur Juppé et ses sbires à l'évidence très doués pour changer, moderniser, nettoyer, ravaler ; les nuits de pleine lune, dans leurs délires les plus fous, entre deux coulées de sueur, froide ou chaude, ils rêvent secrètement de dépasser Montpellier et Toulouse, les deux rivales sudistes, et, plus tard, c'est tout vu, l'imprenable Barcelone, simple affaire de remblais en somme... Demandez le programme : rues piétonnes aux enseignes énervées et/ou de mauvais goût (les salons de coiffure avec leurs jeux de mot à deux balles), zones franches et pôles d'excellence, transports en commun (ici, le tout tramway), commerce et tourisme, spectacles et sports, UNESCOïsation à tous les étages, et ainsi de suite... Evidemment, comme dans toutes nos grandes cités, il y aura de la casse humaine - il y en a déjà -, et les indésirables d'ores et déjà priés d'aller se faire désirer ailleurs... Juppé vainqueur de la prochaine consultation électorale ? Ce serait mérité... Ou bien défait par l'opposition municiple ? Ce serait bien fait...
Inutile de préciser que la bourgeoisie locale a encore de beaux jours devant elle... Bobo-Vélo-Bio, la nouvelle trinité... Dans le meilleur des cas, elle sera réputée moins sclérosée et moins verrouillée qu'auparavant, moins barricadée et moins bouclée sur elle-même, plus accueillante à l'autre et plus ouverte au monde, plus imaginative aussi en matières de commerce équitable, de culture alternative, d'environnement, et autres mauvais masques de cette sale comédie planétaire... Evidemment, pour sortir de tout ça, il sera toujours possible à quelques audacieuses dames de bonne famille, entre silencieuses séances de bridge et surannés salons de thé, d'empoisonner leur notable d'époux, tout juste revenu de chasse à courre (ou aux putes) - sur ce, on prendra plaisir à (re)lire la Thérèse Desqueyroux du grand Mauriac, l'un des régionaux de l'étape, de même qu'on prendra soin de ne pas mettre sous le boisseau l'inénarrable chronique locale des faits divers à caractère sexuel... Comme toujours chez moi, le refuge Kafka (Journal - 1er juillet 1913) : " Je n'aurais jamais pu épouser une jeune fille avec laquelle j'aurais vécu toute une année dans la même ville. "
Avouez que ce toute-une-année-dans-la-même-ville vaut son pesant de mélasse, même (et surtout) au bord des eaux...
* Laurent Morancé
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||